• 15 pays traversés, quelques frontières, 10050 kms parcourus...

    Jeudi 6 août : grosse panique : depuis quelques semaines, le 4x4 faisait un bruit bizarre à bas régime. Toute la semaine à tout vérifier et aujourd'hui c'est sûr, il faut changer la chaîne de distribution. Super ! Les mécanos comprendront, culasse à démonter et tout l'avant du moteur. Il faut faire vite et bien car après avoir déjà repoussé le départ, coûte que coûte on part demain.

    Vendredi 7 août (France - Serris 77 - 400 kms) : départ de Nantes vers 13h. Route jusqu’à Serris à côté de Disney. Coursettes (eau + un matelas pneumatique pour faire quelques siestes côté passager tout en roulant). Bivouac en fin de journée dans le bois de Serris.

     

    Samedi 8 août (Allemagne - Munich - 600 kms) : réveil en trompette avec les chasseurs, quel dommage dans un endroit si calme. Puis route vers Neuwiller les Savernes pour dire bonjour à Freddy (notre premier interlocuteur pour l'achat du camion et merci Freddy, les 2 bouteilles de vin d'Alsace étaient bien bonnes). Déj. à Neuwiller. Puis passage à Stuttgart (on n'a pas trop aimé, nous l'avons peut-être vue sous un mauvais angle). Continuation vers Munich. 1er arrêt à 20 kms avant Munich pour bivouac. Changement illico de campement car "moustiques land" alors dodo dans quartier résidentiel sous réverbère (moustiques aussi !!).

     

    Dimanche 9 août (Autriche - Vienne - 423 kms) : mécanique au réveil car 4x4 a un peu chauffé la veille, et puis 2 jours sans mécanique c’est pas fun pour des baroudeurs ! Ballade dans le centre de Münich, arrêt sur la place centrale pour café (2,50 € le café, c’est aussi cher qu’à Cannes). On reprend la route direction Vienne. Bouchons à la sortie de Münich, alors on trouve un coin tranquille pour casse-croute. On repart vers Vienne ou l’on arrive en soirée. Nuit au camping "Wien West" (23,90 € pour 2) car il est temps de prendre une bonne douche, ça fouette !!

    Lundi 10 août (Hongrie - Budapest - 547 kms) : debout à 6h (tu parles des vacances !), réveillés par le froid, on est surgelés. On lève le camp à 7h30, direction centre de Vienne pour ballade dans les rues et café. Quelques photos et on repart direction Bratislava (chouette !). Arrivée à Bratislava vers 11h (pour ceux qui ne savent pas, c’est en République Slovaque), non Myriam on n'a pas vu les Bratisla Boys. Ville très sympa et pas du tout arriérée. Un petit tour en 4x4 (tiens il marche encore celui-là) et hop direction la Hongrie (Budapest). A noter que depuis que l’on a quitté la France, toutes les autoroutes sont gratuites ! Bandes de voleurs chez nous ! On s’arrête en chemin pour manger et aussi pour Jacky en manque de mécanique (un petit turbo en dessert, histoire de se mettre un peu de camboui). C’est vrai qu’il donnait des signes de faiblesse le turbo, alors on le bidouille (le colin s’est fait le turbo, oh là là…). On repart et miracle, le pépère il roule apparemment mieux qu’avant. Qu’est-ce qu’il y a comme éoliennes en Hongrie ! Arrêt pour course à Auchan (le seul mot francais du pays). Obligés de faire du change car ils ont une monnaie bizarre et regardent nos euros d'un sale oeil. Que ceux qui ne parlent pas anglais se rassurent, ici de toute façon cela ne sert strictement à rien, ils ne parlent que le hongrois, n’ont pas de barrière à leurs passages à niveau (un feu qui marche quand il veut). Passage en 4x4 dans le centre de Budapest (belle ville). Arrêt après Budapest dans un champ pour bivouac, après avoir cherché un coin tranquille pendant 1h30.

                                                    

    Mardi 11 août (Serbie - Belgrade - 398 kms) : réveil à 11h30 (ça c’est bien) sous la pluie malheureusement ! Tente de toit très h umide. On repart tranquillement direction la Serbie par la nationale (ça change de l’autoroute et c’est surtout parce qu’on l’a pas trouvée !). Arrêt vers Nagykoros (ville à consonnance grecque vous ne trouvez pas ?? Pourtant nous sommes toujours en Hongrie) pour déjeuner (il est quand même 15h), puis c’est reparti. Ah oui, j’oubliais : beaucoup de Lada sur la route et aussi notre turbo ne marche pas pour finir… On verra plus tard, pour le moment on se concentre pour le passage de la frontière. Passage sans problème en Serbie, direction Belgrade. On essaye de s’arrêter un peu avant pour dormir. 1er arrêt dans un lotissement, mais le propriétaire sort et dit non, non pas possible sinon prison, en imitant le bruit des mitraillettes. Alors on repart et on s’arrête dans la cour d’un restaurant. Là non plus, pas possible. Ah c’est compliqué la Serbie ! Troisième arrêt derrière un entrepôt, on demande au gardien pour bivouac et là pas de problème, en plus il a un chien de garde genre chiwawa, mais galleux avec des croûtes partout...

    Mercredi 12 août (Kosovo - Pristina - 379 kms) : réveil en fanfare par les avions de chasse de l'armée de l'air serbe (a priori, passage ras du sol et looping en série, Jacky s'est régalé). Départ pour Belgrade (le turbo ne marche toujours pas). On se gare dans le centre moderne vers 10h et là petite ballade sur l’artère principale piétonne (superbes boutiques et coin très chic). Puis à côté de la voiture on rencontre 2 serbes : Goran le banquier et Rajko le serrurier (tiens c’est bizarre comme association professionnelle !). Ouf, Goran parle anglais couramment, il nous emmène acheter un cadenas (car on a perdu les clefs de l’autre), tandis que Rajko s’occupe de couper notre ancien cadenas ! Puis on les invite à prendre l’apéro dans un café proche : Le Molière ça s’appelle. Le frère de Rajko est médecin et vit à Lyon, marié à une française. Ils sont très intéressant, on refait le monde. Goran connaît beaucoup de chose sur la France (politique, conditions de travail, géographie...). Nous sommes quant à nous bien incapables de trouver le nom du Président Serbe... Oh les nuls, vraiment, les français on ne s'intéresse qu'à nous et rien d'autre...  Rajko nous invite ensuite à manger dans un troquet du coin (sorte de kébab viande spécialité de Bosnie, très bon), la conversation continue dans la bonne humeur. Direction autre troquet pour prendre un café. Résultat : il est 16h quand on repart !!! Sandrine a bien parlé anglais et tout traduit, elle a soif !! Après quelques heures, on arrive à la frontière Kosovo et là surprise, douane et tout le tintouin. On doit payer 50 € d’assurance obligatoire pour le véhicule (bande de voleurs) puis on nous tamponne les passeports de partout. En fait, le Kosovo est un état dans l’état si on a bien compris. On réussit à trouver un coin pour dormir sur un chemin défoncé (moi qui rêvais d’un camping, c’est raté pour ce soir), devant l’épicier du coin qui nous dit pas de problème pour dormir alors on s’installe. Au passage on fait quelques courses chez lui : 4 tomates + 3 œufs + 1 coca + 1 litre de jus de fruits + 4 sucettes, le tout pour 1,75 € !!! Puis arrivent des amis de l’épicier, dont un qui parle couramment allemand puisqu’il travaille à Berlin depuis une vingtaine d’années. Changement de disque dur pour Sandrine, elle met la cassette français/allemand. Nous voilà partis à parler plusieurs heures en allemand… On finit quand même par se coucher vers 23h, bien obligés car coupure totale de l'électricité publique et privée. En effet, au Kosovo, l’électricité est produite par des centrales électriques fonctionnant au charbon et donc peu d'énergie développée, ils doivent donc partager cette énergie en choisissant de la distribuer quartier par quartier (le seul problème c'est que personne n'est averti à l'avance de la coupure). Nuit d’enfer dans le froid (environ 12 degrés, et oui le Kosovo est en altitude).

    Jeudi 13 août (Bulgarie - Sofia - 359 kms) : départ de bonne heure car ça caille, on gribouille un petit mot de remerciement en allemand pour notre épicier ! On fait quelques kms avant d’arriver à Pristina. Ballade dans le centre, beaucoup de jeep et de camions de la KFOR partout. Sandrine est surprise de lire sur les sites du gouvernement français que ces pays sont à risques et de ne ressentir aucune insécurité, bien au contraire ! Nous sommes aussi étonnés de la dynamique et de la rapidité à avoir construit tous ces bâtiments modernes. On s’arrête dans un cyber (et oui y’a tout ce qu'il faut !). Puis on reprend la route vers la frontière Macédoine, que l’on passe sans problème. Après la frontière, on se dirige vers Skopje la capitale. Un petit tour, histoire de voir à quoi ça ressemble, puis on repart direction la Bulgarie. Ah oui, au passage, modification au niveau du turbo (c’est vraiment de la rage) et visiblement ça marche (il y avait une petite fuite d’air au niveau de l'intercooler). On s’arrête en chemin pour le casse-croute du midi. Passage de la frontière sans problème et route pour Sofia. On trouve un camping (un peu pourri) dans la banlieue. On prend une bonne douche dans un bungalow pourri que nous a mis à disposition le gérant (à peine aimable et qui ne parle qu’allemand d’ailleurs à une vitesse supersonique, exprès pour qu'on n'y comprenne absolument rien. Il s'adoucit un peu et baisse d'un ton quand il voit que Sandrine lui répond du tac au tac en allemand). Nous sommes deux véhicules, dans ce camping, nous et une famille polonaise (20 €/nuit quand même).

                                   
     
    Vendredi 14 août (Turquie - Istanbul - 594 kms) : ballade tranquille à pied dans le centre de Sofia le matin. Petit café puis on reprend la route.  Ca nous prend tout à coup, on décide de mettre le cap sur Istanbul ! On y arrive en soirée, après une dure bataille au péage du pont enjambant le Bosphore pour atteindre le continent Asie (obligés d'acheter une carte pour passer ce pont, elle est valable au moins pour 40 passages ! Comme il est peu probable qu'elle nous serve, on en a fait un ventilateur de voiture, vous verrez la photo plus bas. On se ballade en voiture sur les bords du Bosphore supers beaux et très modernes (restos branchés et boîtes de nuit à la mode). On est un peu paumés car personne ne parle un mot d’anglais, ni de rien d’ailleurs, sauf le Turc. Pour les panneaux, c’est pareil, incompréhensibles. On mange notre 1er kébab, puis on squatte un parking (le gardien de nuit nous offre le thé et une couverture (les nuits sont fraiches). Il est très accueillant, nous avons communiqué pendant 2 heures avec le langage des signes et on s'est bien marrés. Il était malgré tout bien étonné de notre ballade et de voir tout notre attirail sur la galerie !
      
     

    Samedi 15 août (Grèce - Alexandroupoli - 356 kms) : on met un sacré bout de temps à trouver le centre historique d'Istanbul car les panneaux c’est vraiment nul (sont pas prêts d’entrer dans l’Europe ceux-là !). On passe devant Ste Sophie et la Mosquée Bleue et on arrive tant bien que mal à trouver un parking et on part pour une bonne virée dans le Grand Bazar. On est venus il y a 10 ans et quel changement aujourd'hui !!! Belles boutiques, vitrines et aussi bar super branché au milieu du Grand Bazar, et pleins d'autres surprises... Sandrine achète une boîte de loukoums et un porte-clefs.Tout semble avoir été refait là-dedans. On mange des brochettes dans une gargotte et on décide de repartir direction la Grèce en milieu d’après-midi. Passage de la frontière puis on se pose dans un camping à Alexandroupoli (environ 35 kms de la frontière). On est super bien, face à la mer Egée.

                      

    Dimanche 16 août (0 km) : journée détente dans ce même camping. Au programme : petite marche vers le centre le matin, puis baignade et bronzette, puis sieste, café, re-sieste, re-café, re-baignade, lecture, détente... (même Jacky n'a pas fait de mécanique !), bref épuisant quoi...

                            
     
    Lundi 17 août (Grèce - Athènes - 693 kms) : la journée de détente au camping nous a fait le plus grand bien. On décide de repartir en direction d’Athènes. Beaucoup de route à travers la montagne. Une petite panne de gasoil au passage car pas de station sur l’autoroute. Remplissage de réservoir grâce au bidon sur la galerie, à 11h en plein cagnard. Après ça on repart et 1er objectif : trouver une station pour faire le plein !! On arrive à Thessalonique  (ville de notre ami Xénophon) pour déjeuner dans une gargotte (2 sandwiches grecs feront l’affaire). On repart, toujours direction Athènes. On s’arrête 100 kms avant, en contrebas de l’autoroute, en bord de mer, enfin seuls… Sandrine la 1ère entend un bruit bizarre vers 23 heures, se rapprochant de nous à une vitesse incroyable. Réveillés tous les 2, on regarde par la fenêtre et on assiste à un merveilleux passage d'un troupeau de 200 chèvres ayant toutes une clochette !! Nous avons été pris d'un fou rire. 

                            

     Mardi 18 août (Grèce - Corinthe - 205 kms) : route vers Athènes. Petite précision, en Grèce on doit rouler sur la bande d'arrêt d'urgence, nous avons mis un peu de temps à comprendre cela, les grecs ne comprenaient pas pourquoi on les klaxonnait (il est tout à fait autorisé aussi de doubler à droite). On passe la journée à déambuler dans le centre ville (quartier de Plaka, le plus commerçant et le plus animé). On mange paisiblement à l'arrière du 4x4, bien installés sur le trottoir (pendant ce temps un agent nous verbalise !). On tente de repartir vers 16 heures, mais là, problème car le 4x4 n’a plus de vitesses. Une petite heure de mécanique sur le trottoir en plein centre, et ça repart… direction Corinthe et le Péloponèse. On dort un peu avant, en bord de mer. Bain du soir et douche avec un pack de Cristalline !!! Il est bon de savoir que pour prendre une douche à la Cristalline, il faut compter 2 bouteilles par personne (sans faire de shampoing).

     

    Mercredi 19 août (Grèce - Pylos - Sud Poloponèse - 322 kms) : on passe à Corinthe (et le célèbre canal long de 6 kms). Halte chez un soudeur pour résoudre un petit bug mécanique, dit Jacky (coup de bol, dans l’atelier on tombe sur un grec/français qui nous fait la traduction, car pas courant comme vocabulaire). En même temps, on commence nos recherches de laverie car ça commence à sentir ! On repart vert Tripoli et Mégalopoli (centre du Péloponèse) et là on s’arrête dans une usine (car plein d’Unimog en vrac et en pagaille). Besoin d’un compresseur de frein pour le futur camion. Le gars qui est là ne parle pas anglais, on trouve un italien qui parle anglais, puis enfin le chef d’atelier, Georgio, qui est grec mais qui parle très bien français pour avoir pas mal baroudé pour son Entreprise, dont 5 ans passés au Cameroun. Il nous dit qu’il va voir si c’est possible (il nous fait la traduction) puis il nous dit qu’en attendant on va aller au bled pour casser la croûte autour d’un Ouzo. On s’arrête dans une barraque et là repas super top avec des mezze, de la viande fumée, du fromage frit en galettes, des poivrons cuisinés, un vrai régal (chapeau le cuistot : c'est le frisé en tee-shirt blanc sur la 1ère photo). Pour finir, pas possible d’avoir la pièce que l’on veut, alors il nous dit de passer chez lui, dans son village (à Leontario), car il a une pièce comme on recherche et qui ne lui sert à rien. On arrive chez lui, nous présente sa femme et ses enfants, et là on s’installe en terrasse pour le dessert (melon, raisin de sa production…). Il nous montre la pièce, on la prend, il ne veut rien mais on lui laisse une bouteille de Gewurtzraminer !  Il nous conduit dans son village pour faire un tour, somptueux et très typique. On repart  vers 19h30 (et oui, on y a presque passé la journée !!) direction Pilos (sud du Péloponèse). On s’installe en bord de mer et baignade nocturne. On est très vite délogés par les soi-disant amis des bêtes car le site est protégé (reproduction des tortue et d'oiseaux bizarres) et le camping interdit. Alors on s’en va et on squate 500 mètres plus loin. 

                       

    Jeudi 20 août (Grèce - Bouka - 351 kms) : toujours pas de laverie en vue alors on emploie les grands moyens, voir ci-dessous.
     
    Recette de baroudeurs pour laver son linge
     
    1 baril d'environ 30 L (étanche c'est mieux)
    De la lessive
    20 L d'eau
    1 galerie sur le toit du 4x4
     
    Vous mettez tout votre linge dans le baril, puis vous fixez sur le toit. Le 4x4, en roulant, va brasser tout ce linge comme dans le tambour d'une machine. Le 1er jour, vous "washez", le 2ème vous rincez et le 3ème vous séchez. Bon, faut 3 jours pour une lessive mais c'est vraiment très très efficace. Bon, allez on vous l'avoue, l'idée n'est pas de nous, mais de Papy et Mamy, eux aussi baroudeurs, leur blog permet de trouver plein d'astuces de ce genre, alors on passe le bonjour à Papy et Mamy et on le reconnaît : votre idée géniale nous a bien servi !
     
    On fait une pause déjeuner en bord de mer (on y prend goût), petite baignade rafraichissante et casse-croûte. C’est reparti pour la remontée du Péloponèse, passe du pont qui relie au continent à Patra (11,90 euros la traversée quand même !), les voleurs. Puis on se pose en bord de mer un peu avant Ioanina. Baignade (c’est devenu presque obligatoire) avec douche sur la plage s’il vous plaît, et repos car peu de route mais sinueuse !! Le patelin s’appelle Bouka. Vous voyez, là en-dessous sur la photo, le baril sur la galerie c'est notre machine à laver !!!
     

    Vendredi 21 août (Albanie - Orikon - 330 kms) : on quitte la Grèce pour l’Albanie. Passage de la frontière à Kakavija en 10 minutes. Puis route vers Sarande. Ici, terminé l’Europe, routes défoncées, tas d’ordures un peu partout, bâtiments en construction, pas de tourisme, sinon les locaux ! Après déjeuner, on reprend la route pour Vlore, quelle route !! Sinueuse avec des montées à pic, mais quel paysage !! Le 4x4 chauffe un peu dans les montées, les virages sont en épingle à cheveux, mais tout tient bon. Vendeurs de miel, d’huile d’olive et de fruits tout au long du trajet. Il nous aura fallu l’après-midi entière pour faire les 80 kms qui vont de Sarande à Vlore. On se pose vers 17h30 en bord de mer, à Orikon. Baignade, ballade à pied sur le front de mer sur une route caillouteuse et défoncée (toujours !!).

               

    Samedi 22 août (Monténégro - Podgorica - 295 kms) : on repart de Vlore, direction Durres, en espérant que la route sera un peu mieux. Y'a pas que des voitures sur la route !!  On mange un peu après Durres, dans le sous-sol d’un bâtiment en construction, à l’ombre !! On repart car on veut passer au Monténégro en fin de journée. La route est toujours une 2 voies, un peu cassée par endroit, surtout à l’approche des grandes villes. On y rencontre tout type de transport en commun ! 

                     
     
    On s’arrête en chemin pour acheter un autre bidon (pour réaliser notre douche artisanale cette fois) + flexible + pomme de douche. Un peu plus loin, on s’arrête pour remplir notre bidon en bord de trottoir avec un petit vieux. On vous montrera notre installation un peu plus bas. Les constructions sont étonnantes par leurs couleurs, toutes plus flashy les unes que les autres, au moins ça donne la pêche.
                    
    Puis on passe la frontière vers 18h, et on nous taxe de 10 euros à l’entrée du Monténégro (soit-disant pour l’éco-taxe de je ne sais quoi encore !!). Le gars répète sans arrêt "no tax, you go back" alors comme on n'a pas que ça à faire et qu'on n'a franchement pas envie de "go back", on paye. On pensait trouver un bivouac avant la capitale (Podgorica), mais on y arrive plus tôt qu’on ne le pensait et pas d’endroit sympa avant. Cette ville ne casse pas 4 pattes à un canard alors on passe Podgorica et on prend la route de la côte (qui doit être à 60 kms de là). On s’arrête dans une petite clairière qui surplombe la ville. Pas de baignade ce soir puisque pas de plage, mais par contre, on teste notre douche artisanale. Ma foi c’est pas mal, sauf qu’elle n’a pas eu le temps de beaucoup chauffer et le débit est un peu lent, mais pour une première fois, c’est bien et très appréciable. On verra demain pour les réglages…. Sandrine entend des bruits bizarres dans cette clairière et elle joue de la lampe frontale sans arrêt. 

    Dimanche 23 août (Croatie - Dubrovnik - 248 kms) : route pour la côte du Monténégro, cette route est magnifique (de Budva jusqu’aux bouches de Kotor). Arrêt en bordure d’Adriatique pour déjeuner + baignade à côté d’un semblant de port de plaisance. 

     On remballe vite fait car l’orage nous tombe dessus !! On continue notre route sous une pluie diluvienne jusqu’à la frontière (à Igalo). Passage en Croatie sans problème (petit graissage de la transmission du 4x4, ça tombe bien, garage juste après la frontière, le gars est super sympa et parle anglais couramment), puis route vers le 1er village après la frontière (Cavtat), cerné de rempart. On s’y arrête pour manger une glace gigantesque, le petit port ressemble à St Tropez avec ses cafés et ses bateaux de milliardaires… On repart pour trouver un coin pour dormir avant Dubrovnik. On s’arrête sur une petite plage, entourée d’énormes bâtiments à l’abandon, ce sont d’anciens hôtels, des horreurs construites par Tito.

                       

    De jour, ça va, mais de nuit c’est un peu glauque. D’ailleurs, un trafic de voitures impressionnant commence à la tombée de la nuit (certainement un deal de je ne sais quoi). On est au milieu de tout ça, franchement pas rassurés, les portes claquent dans les bâtiments abandonnés, sûrement des squatters. Réveil en fanfare à minuit par une voiture de police qui nous ordonne sèchement de décamper, car ici c'est interdit !! Alors on remballe tout (sous un vent atroce) et on repart. Ouf, on trouve un coin à quelques kms de là, cette fois pas en bord de mer, et on peut passer notre nuit écourtée plus tranquillement. Ah, au fait, la douche est chaude, mais le débit toujours faible !
     
     

    Lundi 24 août (Bosnie - Sarajevo - 158 kms) : on prend la route pour Dubrovnik (il n’y à qu’une quinzaine de kms). On se gare au bord des remparts, puis on entre dans la ville pour y flâner un peu. Ah ben ça y est, ils sont là les touristes, ça pullule !!! On déambule... cette ville est vraiment magnifique....

     

            

     

    puis direction Split. On bifurque à Opuzen en direction de Mostar en Bosnie. Arrêt dans ce petit village magnifique, la vieille ville a été épargnée par la guère.

                         

    On repart direction Sarajevo et on s’arrête en chemin en bord de rivière pour le bivouac du soir. On voit passer les trains de marchandises en face !

    Mardi 25 août (Croatie - Cavtat - 349 kms) : route vers Sarajevo. Visite à travers la ville, tous les bâtiments ont des impacts de balles, c'est impressionnant ! La ville est très agréable, très moderne. Déjeuner dans une taverne, repas local, sorte de friands fourrés aux épinards. 

            
    Tour de la ville en voiture avant de repartir à nouveau vers la Croatie (on aura fait une boucle). Cette route est plus longue qu’à l’aller, plus sinueuse et plus en altitude aussi ! On passe la frontière vers 20h30, enfin ! Et là, surprise du douanier, torche à la main : ouvrez le coffre de la voiture et la tente de toit (en clair faut vider la voiture !!) et apparemment il n'a pas d'humour. Manquait plus que les chiens… On s'exécute (pas le choix), on n'aurait pas du prendre une petite route et un poste frontière secondaire, en plus à la tombée de la nuit, le douanier à dû se dire qu'il y avait trafic. Bref, on repart pour la côte, et on bivouac à Cavtat (environ 15 kms au sud de Dubrovnik)

    Mercredi 26 août (Croatie - Gradac - 174 kms) : journée détente à Cavtat, avec baignade, ballades… On repart vers 15h direction frontière Monténégro, retrouver le garagiste qui a fait le graissage, car il a un moteur à vendre pas cher pour redonner vie à un vieux 4x4 qui réclame un bon moteur. Déception, arrivés sur place, il est vendu le jour même à quelqu’un d’autre (comme par hasard…). Pas grave, on repart, cette fois direction Split (la ville des bananes, ah ah ah) par la côte. On s’arrête vers Gradac (140 kms au sud de Split) en bord de mer. Le fond de l’eau est tapissé d’oursins, donc attention baignade. On a vidé l’appareil photo sur le micro et on se fait une séance cinéma en visionnant le diaporama de notre périple. Après manger, on fait notre petite ballade et on repère une fontaine, à retenir pour faire le plein  de notre douche artisanale demain matin avant de lever le camp. Oups, pas de photo à mettre, alors vous vous souvenez de notre ventilateur artisanal, et bien le voilà ci-dessous, original non ? Et en plus, ça fonctionne. Faut quand même éviter de bidouiller sa carte bleue pour faire une hélice du ventilo :

     

     

    Jeudi 27 août (Croatie - Vodice - 213 kms) : on continue la route de la côte vers Split. On n’oublie pas de faire le plein d’eau pour notre douche artisanale (on a changé la poire de douche, le débit est plus rapide, mais la réserve diminue plus vite aussi !). Le 4x4 fait un drôle de bruit, alors on s’arrête. Peut-être une fuite d’huile de boîte, alors il devient urgent de trouver un garage car on n’a pas la clef pour dévisser cette foutue boîte… On s’arrête un peu avant Split dans un garage qui nous prête tout le matos pour bricoler tranquille dans notre coin. On repart, mais toujours ce bruit, ça ne venait pas de cela. On s’arrête avant Split pour déjeuner sandwiches maison, puis on repart. Visite de Split et de la vieille ville (achat d’un casque de scooter homme aux couleurs d’After Clean).

    On repart toujours par la route de la côte pour trouver un coin bivouac. On s’arrête a Vodice (un peu après Sibenik). Cette fois-ci c’est pas les oursins, mais les nudistes !! De loin, ils avaient une drôle d’allure aussi !!! Tant pis, on s’installe quand même, on a vu pire, un peu à l’écart bien sûr… On va faire un tour à pied et on se tape une bonne pizza pour le dîner, délicieux.

    Vendredi 28 août (Croatie - Ile de Pag - 159 kms) : on repart pour Zadar. On s’arrête sur un parking de routier car le bruit du 4x4 devient insupportable (croisillon de l’arbre de transmission avant HS, donc on enlève l’arbre car le 4x4 peut rouler avec un seul arbre sur 2). Et là, bonheur, plus de bruit affreux. On a déjeuné sur le parking du coup car il était 13h. On arrive à Zadar pour petite promenade dans la vieille ville. Puis, direction l’île de Pag.

             

    Mais lors d’un virage sérieux en pleine montée, la douche artisanale se décroche de la galerie et le bidon de 30 litres s’explose et se vide sur la chaussée…

     Tout le monde derrière klaxonne. On s’arrête pour ramasser les morceaux et faire notre deuil (c’était du premier prix). On s’arrête au supermarché Konzum du coin pour acheter tout ce qu’il faut pour construire une vraie douche de professionnel en inox (voir photo). On procède à l’assemblage de notre nouvelle douche de star sur le parking du supermarché (on se fait un peu remarquer).

    On devait prendre le bac le jour même pour retourner sur le continent, mais changement de programme, on reste sur l’île, dans un coin tranquille. Longue baignade car plage super à 2 mètres du 4x4 (pas de rocher, par d’oursin, pas de nudiste… ça cache quelque chose). On teste notre douche : génial, on va faire breveter le système.

    Samedi 29 août (Italie - Venise - 528 kms) : on prend le bac pour retourner sur le continent (liaison Zigljen / Prizna, environ 20 minutes de traversée). Puis toujours la route de la côte vers Rijeka (1er port de Croatie). On s’arrête déjeuner à Bakar (à coté de Rijeka). A peine mis les pâtes à cuire : déluge de pluie et orage, bien !!! On tente de s’abriter comme on peut avec notre parasol et de mettre les affaires à l’abri. Parasol pas étanche (normal, sinon ça serait un parapluie). Le déluge s’arrête 10 minutes après, on est trempés, mais les pâtes sont cuites ! Le temps de manger et tout est sec. Une petite baignade, puis remplissage de notre douche. On continue vers Rijeka, rien d’extra, alors on passe et on continue vers Opatija (le Cannes croate !). C’est vrai que ça ressemble étrangement à Cannes avec ses palmiers, ses bâtiments aux façades travaillées style Carlton… On fait une pause alors, obligés ! On reprend la carte et on décide de mettre le cap sur Ljubljana, capitale de la Slovénie. Quelle surprise : on perd 15 degrés en 2 heures, temps maussade et pluie. On s’arrête tout de même dans le centre (c’est le week-end du festival de la ville). Très mignon (ce serait mieux sous le soleil), petites boutiques sympas et pas chères du tout (achat d’une jupe de créateur pour 35 euros, Sandrine n'a encorre pas pu résister, elle était trop belle…).

                              

     Bon, on s’arrête dans une vinothèque pour prendre un verre de champ’ avant de repartir, car fait froid dans ce pays. On prend le magasin "Intersport" en photo pour notre ami Alain de Basse Goulaine. On repart direction l’Italie et on s’arrête à Mestre pour bivouac dans une zone industrielle. Le critère de recherche n°1 est de trouver un auvent pour s’abriter car il y a là aussi un orage de folie… On trouve notre bonheur derrière un bâtiment d'usine, et on ne devrait pas être dérangés car demain c’est dimanche.

    Dimanche 30 août (Italie - Imola - 311 kms) : réveil sous le soleil après la tempête de la nuit. On décide de passer une partie de la journée à Venise (comme c’est romantique…). On gare notre engin tant bien que mal dans un parking où on doit laisser les clefs. En avant pour la ballade. C’est magnifique et bien plus grand que l’on pensait. On déambule dans les petites ruelles, vers le pont Rialto et la Place San Marco. Même si les italiens, on rafole pas trop, on est bien obligés de reconnaître que Venise est vraiment magnifique. On se dit qu’on reviendra un week-end pour mieux découvrir… On repère quelques hotels et on ira voir sur Internet. Arrivés Place St Marc on décide de revenir à notre point de départ en taxi/bateau. Pas la peine, faut compter 60 euros !!! On essaye la gondole, encore pire : 200 euros !! Donc on prend nos jambes et on suit les pancartes.

                            

    Il y a sûrement plus court, mais comme on n’a pas de plan, on se fie aux indications. On reprend la route, bien décidés pour notre baignade quotidienne. Pas facile de s’arrêter en bord de mer en Italie… On trouve un coin un peu avant Ravenna, baignade dans les rouleaux, puis douchade devant les passants étonnés (ben oui, ils ont jamais rien vu on dirait !). On repart car attaque de moustiques. On décide d’aller manger plus loin, sur un parking. Puis on reprend la route pendant 1 heure et on trouve un coin tranquille pour dormir…

    Lundi 31 août (French Riviera - 552 kms) : tellement tranquille le coin que pendant la nuit on nous a piqué nos deux serviettes de bain qu’on avait mises à sécher !! Les truands !! On s’arrache de ce trou, avec nos deux serviettes en moins (elles n'étaient pas de la première jeunesse de toute façon, et puis très sales en plus). Direction Côte d'Azur : 460 kms d’autoroute.

    Mardi 1er septembre (27 kms) : ceux qui nous connaissent bien savent que cette étape est pour nous incontournable !! Alors journée de détente avant la remontée...

     

    Mercredi 2 septembre (1079 kms) : retour à Nantes. Snif !!! Péage du Bignon : rideau de pluie, c'est sûr on est bien arrivés... à quand le prochain départ ??

    LA MORALE DE NOTRE VOYAGE

    Ne croyez pas toujours ce que l'on vous dit, allez voir par vous-même, vous serez SURPRIS !!!


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